24 mars 2009

Weekend dans les Milford Sounds

Un long weekend dû au jour férié pour commémorer l'anniversaire de la province d'Otago, un soleil resplendissant et 2 jours de repos après quelques journées de formation ont créé le moment idéal pour découvrir les fjords environnants. Il a fallu 4 heures de route pour rejoindre une des merveilles du pays. La longue route traverse des vallées tantôt larges et désertes, tantôt denses de végétation ou encore enserrées par des montagnes dont les sommets montent à pic. On ne se lasse donc pas du chemin nous menant aux fjords réputés pour être encore plus beaux sous la pluie. Par manque de chance - ou fortuitement selon le point de vue - le soleil ne cesse de briller et éblouit les pics et falaises plongeant dans les eaux huileuses de la Mer Tasman. Le paysage est tout à fait exceptionnel.
Notre arrivée tardive nous met face à la lueur déclinante du jour jouant derrière les masses sombres des rochers. On se sent petit devant l'étendue d'eau et les montagnes vertigineuses. Nous explorerons l'ancienne vallée glaciaire en kayak, loin des bateaux naviguant sans arrêt dans les fjords et à un niveau bien plus "terre à terre" que les dizaines d'avions ou hélicoptères tournoyant autour de l'endroit. La main soit dans l'eau fraîche, soit sur la pagaie, j'oublie de ramer pour mieux admirer la vue, profiter de la quiétude et de la magnificence du lieu et me ressourcer des journées bien remplies de ces dernières semaines. L'embarcation glisse doucement sur l'eau (grâce à mon galérien je dois bien dire!), s'approche des otaries, laisse le passage aux dauphins, frôle les falaises abruptes, s'avance sous une cascade, ralentit pour observer les étoiles de mer ou pour capturer une photo de cet endroit fantastique. Quelques heures de navigation nous donnent un bon aperçu du lieu et nous permet de prendre le temps de savourer l'exploration. Il est probable que j'y retourne, sans doute sous des nuages plus présents voire de la pluie battante. On dit que grâce au mauvais temps, l'eau qui dégouline des falaises créée des cascades impressionnantes et que la brume et les nuages mystifient le tableau. J'aurai alors l'occasion de comparer les paysages et de décider si le visiteur est plus chanceux sous la pluie ou le soleil!

18 mars 2009

Installation à Queenstown

Voilà plus de 10 jours maintenant que j'ai posé mon sac à Queenstown, la ville où les Néo-Zélandais conseillent de ne pas rester car trop touristique, trop commerciale, trop animée, trop chère. Certes, les opportunités d'activités ne manquent pas et la concurrence entre les différents prestataires est rude : saut à l'élastique, jet boat dans les rivières, parachute, parapente et tout autre para-, croisières, kayak, rafting, etc etc. Queenstown, capitale des sports d'aventure, ville de l'extrême. Les rues sont remplies de touristes posant en photo devant une statue de kiwi géant ou dégustant leurs immenses glaces Patagonia, le prix du pain ou du lait dépasse tout entendement et les bars et boites de nuit ne ferment jamais. Ici, on ne voit ni personnes âgées, ni maison de repos! Ce n'est peut être pas la vraie Nouvelle Zélande que l'on expérimente ici car le développement touristique et immobilier est au niveau de l'Europe et que l'on rencontre plus d'australiens que de locaux. Mais l'ambiance jeune de la ville et les magnifiques montagnes qui l'entourent en font l'endroit rêvé pour passer un hiver inoubliable. 3 stations de ski à proximité, de magnifiques lacs aux alentours, des randonnées vers des sommets surplombant l'ensemble du massif, des villages plein de charme à quelques kilomètres ou encore des fjords à découvrir à 4h de route. Le lieu peut certes déplaire mais malgré l'aspect commercial, l'endroit est magique et unique.
Un bon travail en poche, je suis prête a affronter l'arrivée de l'automne et de l'hiver en profitant des derniers rayons de soleil sur la plage de galets bordant le lac. Bientôt, les arbres le long du lac se coloreront pour former un tableau pittoresque. Les premiers flocons de neige sont déjà tombés et ont blanchi quelques sommets. Le vent glacial a donne un aperçu de ce que va être l'hiver ici: froid et humide. Mais j'ai bon espoir de pouvoir me réconforter autour d'une tasse de chocolat chaud en admirant le lac enserré par les montagnes enneigées et en pensant à vous, bronzant sur les plages des Landes (clin d'oeil à ma chère lectrice).

5 mars 2009

De la glace...

La route vers l'Ouest suppose franchir un col puis braver les nuages et la pluie pour apercevoir les magnifiques panoramas de la Côte Ouest. C'est donc avec les k-ways et le parapluie que nous nous préparons à passer de l'autre côté... En s'approchant du fameux col séparant l'île du Sud en 2 versants opposés - l'Ouest sous l'eau et l'Est sous le soleil- le ciel se charge, la pluie menace, puis au sommet où la vue pourrait être splendide, quelques gouttes tombent. Puis, en redescendant, par notre plus grande chance, le soleil nous fait la jolie surprise de nous accompagner pour quelques magnifiques journées de découverte de la Côte la plus arrosée du pays!
En roulant vers le Sud se succèdent plages immenses dont les seuls habitants sont des troncs séchés d'arbres échoués, montagnes dont les sommets sont enneigés, forêts denses de fougères arborescentes et d'autres espèces dignes de peupler les jungles les plus épaisses. Bientôt, nous arrivons dans la région des glaciers les plus accessibles au monde. Le Franz Joseph et le Fox Glacier descendent jusqu'à 300m d'altitude, autant dire que l'effort n'est pas insurmontable pour nous en approcher. Des mesures de sécurité nous empêchent d'avancer au point de le toucher, mais qu'importe, il est impressionnant aussi de loin! Plus tard, en s'éloignant peu à peu, la vue s'élargit à l'ensemble de la chaîne des Alpes; même le Mont Cook se dévoile et nous offre le beau cadeau de se faire admirer sous un ciel d'un bleu immaculé!
Le lendemain matin, au long d'une courte balade autour d'un lac, les reflets sur l'eau des sommets environnants en font une image carte postale.
La route nous mène ensuite toujours plus vers le Sud, pour rejoindre cette fois les lacs. Queenstown sera l'étape idéale pour se reposer un peu des piqures de sandfly (mouche des sables qui a de quoi handicaper quelques jours les chevilles les moins sensibles) et recharger un peu les batteries pour repartir de plus belle vers d'autres magnifiques paysages!