26 décembre 2008

Noël au soleil

Noël... Repas sans fin au coin du feu, foies gras, chocolats et dindes farcies; froid, vent, neige parfois; partage de cadeaux à gogo; rencontres familiales; jour férié... Mais qu'en est-il pour tous les voyageurs orbitant sur cette planète loin de leur famille et seuls dans leur auberge ou hôtel à petit budget? A vrai dire, Noël est un jour comme les autres puisque rien de particulier n'est vraiment prévu.
On aimerait utiliser Internet pour envoyer les vœux traditionnels, mais bien vite on se rend compte que Noël n'est pas un jour normal pour tous; pas un seul commerçant ne se dévoue pour ouvrir ses portes au passant esseulé... Alors, devant la TV, on se raconte nos façons de fêter Noël à la maison, on se remémore les meilleurs dîners, les plus beaux cadeaux, les Noëls les plus magiques... C'est à ce moment qu'on se dit que nous ne sommes plus des enfants, ni encore des parents, et que Noël ne signifie pas grand chose. Lovés dans les canapés de l'auberge de jeunesse, les 4 ou 5 américains expatriés et moi-même nous gluons sur l'écran diffusant 'Maman j'ai raté l'avion'. On a du le voir des dizaines de fois auparavant mais on n'avait jusqu'alors jamais réalisé à quel point le film s'avère plutôt dépressif quand on se retrouve tel le héros, à passer ce moment spécial de l'année seul! La veillée de Noël se déroulera donc ainsi, presque comme si rien ne s'était passé.
Contre toute attente et tout plan préalablement élaboré, le jour de Noël deviendra l'un des plus mémorables jamais passés! Après que Julien m'a rejoint, nous tombons sur une jeune locale toute excitée d'avoir à chercher quelques voyageurs égarés pour partager un bon déjeuner de Noël exclusivement Néo-zélandais. Sans trop hésiter, nous acceptons en tentant de ne pas trop nous sentir mal à l'aise dans nos vêtements tout froissés et nos mains vides! Un couple australo-argentin nous suit avec une bouteille de vin et du fromage à offrir. Bientôt, nous nous retrouvons attablés avec une famille dont 3 des 4 enfants vivent loin de la maison et dont les parents cherchent à recréer une ambiance familiale et animée. Finalement, ce Noël sera plus spécial que tous les autres car jamais il n'aura été autant rempli de simplicité, de tolérance et de spontanéité! Pour couronner cette journée si inattendue, nous profitons du soleil pour nous balader autour de la péninsule d'Otago. Sur la plage, nous croisons un bon nombre de voyageurs qui n'ont certainement pas eu la chance d'avoir été invités, des dizaines d'otaries se larvant sur le sable et 2 pingouins revenant de la pêche!
Noël aura donc été plus réussi que ce qu'il apparaissait être! Nous tenterons de nous en souvenir et si l'occasion se présente de faire vivre à des routards isolés un Noël à la manière locale du pays visité.

21 décembre 2008

Seasonal Greetings

En cette période de fin d'année, je vous souhaite de passer un joyeux Noël et une merveilleuse année. Pour vous, spécialement pour vous, un petit air d'atmosphère de Noël au soleil!

5 décembre 2008

Christchurch...

Le temps passe, je réalise qu'une bonne dizaine de jours a passé depuis mon dernier commentaire sur notre périple...
Quoi de nouveau? Nous sommes arrivés en ville, à Christchurch, la plus grande ville de l'île du Sud. 340 000 habitants peuplent cette cité où les quartiers résidentiels s'étalent à perte de vue. Elle se dit être la plus anglaise de toutes les villes hors d'Angleterre. La grande place centrale, les immeubles qui se montent, les larges avenues découpant les artères en damier, le soleil, les plages bondées de surfeurs tatoués ne me font guère penser à la perfide Albion. Certes, les berges de la rivière Avon, les manoirs dispersés dans de larges parcs, les quelques maisons en brique rouge ou la conduite à gauche rappellent le pays colonisateur. Cependant, la vie a l'air plus détendue qu'à la City, les gens semblent prendre le temps et le trafic et la pollution sont des notions plutôt abstraites!
Nous essayons de nous faire une place dans cette ville. La recherche d'un travail et d'un lieu de vie occupent nos journées. Nous avons néanmoins le temps de visiter, de participer aux évenements locaux ou à nous intégrer au tissu local.
Noël approche. Ici, bonnets et gants occupent le fond des armoires tandis que Tshirts et shorts prennent une place de plus en plus conséquente. Les enfants écrivent leur liste à Santa qui fait de plus en plus d'apparitions! Nous avons pu le rencontrer en tong et le surf sous le bras à l'occasion d'un grand concert en plein air. Noël est définitivement plus cool dans l'hémisphère Sud!

26 novembre 2008

Sur la route

Deux semaines de repos, loin de l'agitation de la ville, et nous repartons sur les routes de Nouvelle-Zélande! Cap au Sud...
Avec un itinéraire rapidement dessiné en tête et quelques idées de pauses découvertes, nous roulons vers les Nelson Lakes puis vers la Côte Ouest. La fameuse pluie locale nous tend la main pour les premiers kilomètres (disons une bonne centaine...) et nous empêche de voir le probable magnifique panorama sur les lacs glaciaires. Nous passons chemin pour tenter de voir plus beau ailleurs! La côte Ouest, réputée comme l'endroit le plus humide du pays, nous donne le plaisir de la découvrir sous un soleil radieux! De plages en baies, de routes serpentées en chemins poussiéreux, nous nous délectons d'un paysage marin à couper le souffle. Côtes déchiquetées, spectacles inédits de la marée montante sous des formations de calcaire, collines ondulantes... on ne sait plus où regarder. Sous nos pieds, des mines d'or ont été exploitées et ont fait la richesse de la région aujourd'hui peu peuplée. Une atmosphère étrange de désolation flotte sur un village déserté lors de l'effondrement d'une mine. Ruines, fondations délaissées et photos jaunies témoignent de la vie animée de cette époque prospère. Aujourd'hui, on joue avec l'histoire dans un village de mineurs reconstitué et exploite des flots de touristes une nouvelle mine d'or!
La route s'enfonce plus loin vers le centre du pays où les montagnes s'élèvent et la population se fait encore plus rare. Passés un col, nous descendons vers la côte Est. De ce côté, la végétation est plus aride, les sommets plus rocailleux et la rivière moins débordante. Étrangement, le ciel est plus chargé... Nous aurions du rester de l'autre côté, pourtant réputé comme plus humide!
Notre route continue toujours à l'heure où je tape ces quelques lignes. Nous nous sommes arrêtés dans une station thermale où les sources d'eau chaude attirent la foule. Nous préférons les rayons de livres de la bibliothèque aux piscines fourmillant de monde en attendant que le soleil réapparaisse. Pourvu qu'il ne tarde pas, on s'habitue tellement à sa douceur - tout spécialement quand on sait qu'il se montre frileux de l'autre côté de la planète en ce moment.

16 novembre 2008

Stop a Abel Tasman


Après avoir voyagé du nord vers le sud, sauté de bus en bateaux, cherché un nouveau toit chaque nuit, traîné les valises sous la pluie ou le vent, le moment est venu de nous arrêter un peu. Nous avons succombé à la tentation de voyager libre avec notre propre moyen de locomotion. Jusqu'à présent, nous n'avions pas voulu croire les nombreux voyageurs et locaux qui nous conseillaient de nous déplacer en voiture et nous nous étions essayés à utiliser bus et autres moyens de transports pour nous voyager. Devant l'ampleur des contraintes et des frustrations, nous avons fini par admettre notre entêtement et avons saisi une bonne occasion pour investir dans un 'van' qui nous permettra d'aller où bon nous semble et à n'importe quel moment. (Pour plus de détails sur le véhicule en question et ainsi mieux mesurer la proportion de ce qu'on appelle van ici, voir photos sur le lien Picasa-il s'agit en fait plutôt d'un monospace)

Pour nous poser un moment et recharger nos batteries, nous avons choisi Marahau, village à 1h de Nelson, où nous proposerons nos services dans une auberge de jeunesse en échange du gîte.

Sur le papier, Marahau semble être un lieu paisible en bordure de mer à l'entrée du Parc National d'Abel Tasman dans lequel on ne circule qu'à pied ou en bateau. Le parc est cité comme une destination incontournable dans tous les guides destinés de voyage. Il jouit d'une belle réputation grâce à son climat (région la plus ensoleillée du pays), ses plages paradisiaques et ses paysages sauvages et préservés. Marahau se définit comme la « porte d'entrée Sud du parc » car les services de bateau taxi ou de location de kayaks sont basées ici ainsi que le départ du long et populaire chemin côtier de randonnée. En choisissant Marahau comme port d'ancrage, on pense donc débarquer dans un endroit vivant et populaire et où l'agitation touristique et commerciale animera le lieu.

En réalité, on sait qu'on arrive à Marahau parce que la route sinueuse ne va pas plus loin. Il y a bien quelques maisons en bois dressées face à la mer qui nous indiquent un peu de vie, quelques randonneurs éreintés finissant leur journée ou quelques voitures garées le long des parkings des prestataires de bonheur (kayaks et bateaux), mais rien de ce qu'on avait imaginé! Pas de commerces, pas de poste, ni bars ou restaurants, ni même de marchands de glaces. Il n'y a pas non plus de plage lorsque la marée est haute, ni d'espaces de jeux pour les enfants. Marahau est juste le point d'entrée ou de sortie du parc, c'est ainsi qu'il fallait le lire!

Notre auberge se trouve à 3 km de ce lieu de vie...

Il faut reprendre la route et rouler sur un petit chemin pas tout à fait goudronné pour grimper vers la maison des propriétaires et l'espace ombragé réservé à l'auberge-camping. C'est tout à fait charmant: la végétation est florissante, les oiseaux heureux et les installations pour les hôtes très satisfaisantes. Celui qui cherche le calme et la paix ne peut trouver meilleure escale!

La propriétaire des lieux nous laisse vite la charge du fonctionnement de l'auberge et nous laisse organiser notre travail. C'est dommage que chaque jour nous devons attendre le client encore trop rare à la saison pour pleinement nous occuper. D'un autre côté, nous avons tout loisir à explorer le coin qui regorge de magnifiques plages au sable doré ou de points de vue sur les baies environnantes. Nous sommes tantôt charmés par l'Apple Split Rock Beach où un rocher de granit coupé en 2 enchante la plage, tantôt intrigués par un phoque se prélassant dans l'eau tiède d'une petite crique ou par une famille de dauphins coupant notre passage en bateau. Les opportunités de balade, de farniente ou de sensibilisation à la nature sont riches; les chances de prendre de belles photos sont immenses!

Malgré le manque certain d'animation de notre lieu de séjour en ce moment de l'année - mi novembre correspondant en Europe à mi-mai... imaginez la Côte d'Azur à pareille époque, sans le festival de Cannes! - il est tout de même bien agréable de rester ici une semaine ou deux. L'air marin, le cadre naturel et le peu de monde sont après tout un échappatoire aux villes bruyantes, à la foule oppressante et au manque de temps auxquels nous avons été habitués. Ici, tout est beau, tout est lent, tout est calme... Combien de temps tiendrons-nous ce rythme qui ne nous est plus naturel? Combien de temps pourrons nous nous passer de la civilisation? Combien de temps réussirons-nous à nous contenter de la mer, du soleil et des plages? Nous avons un an certes, mais encore tellement de choses à voir et d'endroits à découvrir!...

2 novembre 2008

Sous le soleil du Sud

Nous achevons notre voyage dans le Nord de l'île; cap au Sud désormais!
Après une dernière journée sous le soleil de Wellington, nous réservons la traversée en ferry pour samedi, 18h30. On se prépare à vivre un voyage unique de 3 heures de promenade au fil du détroit avec à l'appui un magnifique coucher de soleil assorti d'une romantique découverte des fjords. Cependant, nous déchantons vite en ouvrant les rideaux le matin du Jour J: le vent souffle de toutes ses forces et la pluie frappe les joues et trempe les os! A priori, nous avons mal choisi notre jour pour naviguer! Telle une fière bretonne qui a le mal de mer, je commence à m'inquiéter de la houle et des remous! Par précaution, j'avale 2 cachets combattant le mal des transports histoire de ne plus penser aux tempêtes, aux naufrages et à la nausée envahissante!
Nous embarquons néanmoins comme prévu; les marins ont l'habitude ici de faire face à la légère bise! Plein d'espoir, nous nous plaçons aux premières loges pour admirer la ville qui s'éloigne. Les dernières images seront finalement plutôt floues et humides! Pas la peine de s'entêter à vouloir regarder vers l'extérieur - il n'y a plus rien à voir! Pas de coucher de soleil, pas de côtes déchiquetées, pas de fjords à explorer. Nous aurons pour nous consoler un peu de bière, de fish 'n chips et un match de rugby à XIII où les Fidji humilient la France!
Le bateau ne tangue pas assez pour me rendre malade et la traversée pas assez longue pour nous lasser. Bientôt déjà, nous débarquons à Picton.
Nous attendrons le lendemain pour découvrir que l'endroit est magnifique. Il l'est d'autant plus que le soleil bien présent illumine les fjords face à la baie.
Nous passerons une nuit de plus ici afin de profiter pleinement du paysage exceptionnel.
Le reste peut attendre!...

28 octobre 2008

Capitale, cette fois

Nous voici à Wellington, capitale du pays qui concentre le pouvoir politique et administratif; le centre économique étant laissé à Auckland.
Les jolies maisons en bois colorent les rues escarpées de la ville et lui donnent un petit côté rural et agréable! Les nombreuses collines qui l'entourent et la large baie qui délimite ses contours tendent à enserrer la ville et à l'empêcher de grossir.
Le vent qui souffle sans s'épuiser, ni le jour, ni la nuit, rafraîchit le fond de l'air. Il suffit de bien se couvrir pour éviter les courants d'air et ainsi bien profiter de tous les atouts de la ville. L'immense jardin botanique accessible par un funiculaire surplombe la ville et le détroit. Nous n'aurons pas le temps de nous lasser du grand parc dans lequel tours et détours recèlent de surprises florales!
Une journée ensoleillée - je crois la 1ère depuis notre arrivée - est l'occasion de crapahuter sur le Mont Victoria dont la vue panoramique rivalise avec celle du jardin botanique. Le beau temps qui ne perdure jamais très longtemps, laisse une nouvelle fois la place aux nuages menaçants et au redoutable vent! Il y a néanmoins de quoi s'occuper dans la ville en visitant notamment le musée national ou le Parlement.
Nous espérons que le soleil nous donnera une autre chance de nous aventurer sur les sentiers côtiers ou les plages urbaines isolées avant de continuer notre route vers le Sud !

26 octobre 2008

Connexion Internet

La Nouvelle Zélande, pays pourtant bien développé mais qui sans doute éloigné du reste du monde, offre des connexions Internet globalement hors de prix pour le service proposé! Nous faisons le maximum pour rester connecté sur le réseau et essayons de mettre à jour blogs, photos et nouvelles. Ne nous tenez pas rigueur de notre manque de régularité... Nous tenterons au fur et à mesure d'agrémenter le texte avec des images, qui sont parfois beaucoup plus parlantes que quelques lignes d'écriture!

Fin de saison

Fin octobre, d'après le calendrier le printemps s'est installé. Et pourtant, la saison de ski n'est pas terminée. Voilà donc l'occasion pour les mordus de s'adonner encore un peu aux plaisirs de la glisse. A 5-6 heures d'Auckland, dans le parc naturel du Tongariro, le volcan Ruapehu se laisse encore descendre sur ses pistes enneigées. La destination est aussi alléchante pour tous les amateurs de nature (randonnées), de géologie, de culture (volcan sacré chez les Maoris) ou de cinéma (antre du Mordor dans le Seigneur des Anneaux). Nous nous y rendons donc pour profiter au moins un peu des joies du ski. En descendant du bus, nous réalisons que nous avons du donner rendez-vous à la pluie, au brouillard et au vent. Le volcan se cache derrière l'épaisse couche de nuages et le crachin nous empêche presque de voir plus loin que nos pieds!

Les pistes resteront fermées pour cause de mauvaises conditions météorologiques jusqu'à notre départ! Pour pallier la déception, nous essayons de profiter de la région. La rencontre de 2 françaises est l'occasion de partager les frais d'une location de van pour nous rendre au Lac Taupo à 100km de route. Là bas nous attend un soleil certes un peu timide mais réconfortant. En plus du lac et sa vue légèrement dégagée sur le relief volcanique environnant, nous découvrons quelques richesses naturelles exceptionnelles: torrent d'un bleu transparent, fumerolles s'échappant de la terre, sources d'eau chaude bouillonnantes, boue en ébullition (appelée communément "boue qui bout") ou autres mares acides virant du jaune à l'orange corrosif.

Finalement, après plusieurs tentatives pour apercevoir les beautés de la région, la pluie et le mauvais temps nous font perdre courage. Nous décidons de continuer notre route... A l'heure où le bus nous emmène, le soleil nous nargue en découvrant le sommet du volcan tant désiré... Frustrant...

24 octobre 2008

Goût de capitale

Nous y sommes... Quelques longues heures d'avion et nous voici posés dans la ville « porte d'entrée » du pays. Il faisait beau et chaud en Californie; il fait gris et humide ici. Si le vol n'était pas aussi long, je ferai demi-tour de suite.

Les formalités d'entrée expédiées, nous voici sortis de l'aéroport, un peu déphasés à chercher un transport vers l'auberge. Sur la route, les bouchons s'allongent et la pluie nous nargue... Bienvenue en Nouvelle-Zélande!...

... En guise d'acclimatation, un petit tour dans les rues commerçantes nous montre vite que nous ne sommes pas si coupés du monde: banques tous les 100 mètres, marques de magasins bien connues, fast-foods pas très dépaysants... Dans la rue, la foule d'asiatiques est surprenante, mais où sont les Maoris???... Un peu d'Angleterre, de Canada ou de New York font de cette ville un melting-pot que je n'avais pas imaginer en venant ici. A l'instar de toute grande ville, la Sky Tower (tour de TV) cherche elle aussi à se définir comme «la plus » - ici en l'occurence la plus haute de l'hémisphère Sud.

Entourée par l'eau, la ville s'anime autour de son port, récemment remis à neuf pour accueillir la Coupe America. Une petite balade aux alentours laisse apercevoir les quelques tours du Business District ou les appartements luxueux des plus riches Aucklandais.





On ne reste pas longtemps à Auckland si on recherche les grands espaces naturels qu'offre le pays. Pourtant, elle aussi dispose de curiosités géologiques qui font la réputation du pays. De multiples volcans parsemés aux 4 coins de la ville montrent à quel point la Nouvelle-Zélande est une véritable cocotte minute! Perché sur le cratère du Mont Eden, la vue est époustouflante et laisse voir les 6 ou 7 autres volcans éteints. Depuis le sommet, on admire l'étendue de la ville entourée par l'eau et les collines.

Un autre volcan, le North Head situé dans le quartier de Devenport, se dresse juste à l'entrée de la baie d'Auckland. De là, la vue sur le centre ville, sur la mer et les dizaines d'îles volcaniques laissent penser que le reste du pays doit vraiment couper le souffle.

11 octobre 2008

Escale en Californie

Le voyage vers la Nouvelle Zélande nécessitant une escale, nous avons choisi de nous arrêter aux Etats-Unis et profiter par la même occasion de la famille expatriée en Californie. C'est aussi pour moi ma première expérience de ce pays...


A vrai dire, je n'ai pas l'impression de découvrir grand chose tant l'atmosphère, les paysages ou les gens ne me sont pas étrangers! La TV et le cinéma nous arrosent tellement des décors américains qu'une fois sur place, on se croit au cœur d'une scène de sitcom américaine!

Les autoroutes, Hollywood, les énormes voitures, les burgers-coca opulents, le soleil et les surfeurs, les immenses plages et étendues d'herbe... tout ça est bien réel!



L'exploration de l'intérieur des terres s'avère nettement plus intéressante! Quelques heures de route et l'on se retrouve au beau milieu d'un désert de roches où rien ne pousse vraiment et où les habitations se raréfient. Ce sont ces paysages à perte de vue qui nous font réaliser à quel point le pays est étendu, immense, démesuré... Nous n'aurons malheureusement pas le temps de nous aventurer plus longuement ici et ne pourrons donc pas apprécier la diversité de ce pays-continent. Il est en effet désormais l'heure de rejoindre notre destination finale, où nous pourrons cette fois mieux approfondir la découverte de nouveaux espaces!

26 septembre 2008

En route vers une nouvelle aventure

8 Octobre 2008, nouvelle date à inscrire sur mon agenda. Un train m'attend pour m'acheminer vers Londres où l'avion sera prêt à me faire voler vers ma nouvelle destination... la Nouvelle Zélande...

Quelques jours encore me séparent de ce nouveau départ. Par habitude, je sais pourtant que les derniers temps avant un voyage sont toujours ceux qui passent le plus vite. Il faut penser à tout. Un an ailleurs, ça se prépare... un minimum. Penser à tout, ne rien oublier, gribouiller sur un carnet quelques étapes à ne pas brûler... partir libre en somme!

Et préparer les derniers détails, c'est partir avant l'heure, rêver de sa destination sans pour autant tout idéaliser, se déraciner en douceur, éviter de se trouver déportée dans un autre paysage sans s'y être attendue!

Partir avant le départ, tout en profitant d'être là, paradoxe bien réel, difficile amalgame probablement inévitable. Alors, tout en rêvant d'être ailleurs, je profite de ce qu'on ne trouve qu'en France: le vieil homme dans la rue jouant son accordéon, l'odeur du pain frais flottant dans l'air, les balades à vélo le long du Canal du Midi, les bons plats mijotés imprégnés des saveurs du terroir, les sons des accents du Nord, de Bretagne ou du Sud-Ouest... Cependant, avec l'habitude, on apprend à se passer de ces petits plaisirs qui restent néanmoins bien présents à l'esprit quand le mal du pays nous guette. L'inconnu m'attire pourtant plus qu'il ne me fait peur et prend le dessus des pensées nostalgiques et patriotes! Vivre ailleurs ne représente pas un défi à surmonter, mais bien des étapes de ma vie. Que voulez-vous, voyager fait mon bonheur!