25 septembre 2009

Autour de Rotorua

Pas vraiment le temps d'écrire une prose, juste de quoi dire que nous nous mettons plein la vue des divers phénomènes géothermiques de la région de Rotorua. La terre fume, les rivières bouent, la boue gicle, les volcons dorment, les lacs de soufre puent!...
Nous roulons vers le Nord pour chercher le soleil, mais c'est la pluie qui nous accompagne, quasiment sans interruption. Les plages vont sans doute être moins jolies, les randonnées moins intéressantes et les pique-nique moins pratiques... Tant pis, on va quand même terminer nos 2 dernières semaines de voyage ici et prendrons le vol prévu!
Le retour vers l'île du Nord a été brutal, plein de voitures, plein de gens, des deux rouges à toutes les intersections, des campagnes habitées... Un monde nous sépare de l'Otago et du Sud du pays!
Maintenant que nous voilà secs, nous reprenons notre route, entre 2 averses et nous enthousiasmons des paysages que nous apercevons à travers les essuie-glaces!
Nous aurons eu la poisse dans le Nord avec la météo! Pas étonnant que ce pays soit si vert et si sauvage! A nos anoraks et nos bottes, nous repartons braver les gouttes!

20 septembre 2009

Bilan en approchant de la fin du parcours

11 mois se sont écoulés depuis notre premier pied posé sur le sol mouillé de l'aéroport d'Auckland! Il est aujourd'hui difficile de résumer en quelques lignes tout ce temps passé à découvrir un nouveau pays! Alors, à la veille du départ de Queenstown où les valises ont été posées la moitié de ce voyage, on se demande ce qui nous manquera le plus!
Ne plus voir John Key tous les jours à la TV s'exprimer sur des sujets aussi variés que la grippe aviaire ou les résultats décevants des All Blacks? Ne plus le rencontrer en personne au détour d'un bain de foule? Ne plus regarder à la TV de la pub entrecoupée de film? Ne plus croiser des personnes pied-nus dans les supermarchés? Ne plus devoir céder la priorité à la voiture qui vient en face quand on veut tourner à gauche? Ne pas avoir besoin de revêtir 3 pulls le soir dans la maison pour ne pas mourir de froid? Ne pas sentir la terre bouger sous nos pieds?
En réfléhissant, ce qui manquera le plus sera sans doute la beauté des paysages, le lever de soleil sur la chaîne des Remarkables, le calme du lac Wakatipu, le mélange des nationalités, l'esprit détendu des gens, l'attitude positive des locaux car rien n'est jamais un problème, l'ouverture du supermarché jusqu'à minuit ou encore le privilège de se trouver dans un endroit paradisiaque!

Il nous reste 2 bonnes semaines pour finir notre périple. En route donc vers le Nord afin de profiter une dernière fois de la découverte de lieux inconnus et des atouts du pays.

13 septembre 2009

Le monde est petit

Jusque là, c'est un jour normal. Puis, il est 13h quand un groupe de personnes arrive à l'hôtel pour s'enregistrer et récupérer les clés de leurs chambres.
Un des clients m'étudie attentivement, puis m'interroge
"Ne vous aurais-je pas déjà vu quelque part?"
D'un air songeur, je lui réponds que c'est possible sans toutefois me souvenir de la tête de ce monsieur.
Il continue de chercher dans le plus profond de sa mémoire puis me dis :
"ça doit être en Europe... en France sans doute... à Carcassonne... Non, pas à Carcassonne, mais à Toulouse plutôt!"
Soudain, un éclat de mémoire me revient. Je me souviens aussitôt d'avoir accueilli ce client accompagné de sa femme dans la résidence hôtelière dans laquelle je travaillais l'année précédente. Je me rappelle instantanément de la conversation échangée avec ce couple néo-zélandais, je leur avais raconté mes projets de voyage dans leur joli pays et leur avais demandé d'où ils étaient!
Nous nous exclamons tous les deux:
"Oui, nous nous sommes vus à Citéa!"
et moi de continuer:
"Vous étiez avec votre femme et vous êtes de la bay of..."
"Bay of Plenty" me répond-il!

Quel hasard, quelle coïncidence! Ce monsieur, qui voyage sans doute plus que moi, se souvient de la réceptionniste de l'hôtel dans lequel il est resté lors d'un déplacement à Toulouse 14 mois auparavant! Jamais n'aurais-je reconnu ce monsieur! Les clients défilent devant mon comptoir, me posent tous les mêmes questions; ils se ressemblent tous un peu! Quelques uns me marquent et laissent des souvenirs très précis, quelques bribes de propos s'impriment parfois, mais la plupart du temps, les visages s'effacent!
Ce moment spécial de cette journée pourtant plutôt banale a priori m'a complètement rempli de joie! Quelqu'un à l'autre bout du monde se souvient encore de l'accueil que je lui ai donné bien longtemps avant et me reconnaît lorsque je le croise dans un tout autre environnement!
Grâce à cette anecdote, je réalise qu'une simple réceptionniste, personnage éphémère dans la vie d'une quelconque personne en transit, peut créer une expérience unique et marquer les esprits!
Que le monde est petit et que la rencontre avec les autres est riche!