Difficile de tenir le rythme d'un récit de voyage. A vrai dire, en ce moment il n'y a pas grand chose à raconter car les jours se suivent et se ressemblent. Après avoir profité de quelques magnifiques découvertes locales, il est temps de se poser, de freiner les dépenses, voire même de gagner quelques dollars.
Alors que l'homme est parti aux champs, je coule de "pénibles jours en prison"...
Pas de quoi s'inquiéter, il ne s'agit plus d'une prison, juste d'un ancien pénitencier reconverti en hébergement bon marché! Pour parfaire ce séjour disciplinaire, je me charge de faire les lits à la militaire, d'astiquer le mobilier rudimentaire, de cirer le parquet ainsi que d'accomplir d'autres tâches assignées. En échange de ces menus services quotidiens, le lit et quelques autres bénéfices sont gracieusement offerts.
Pas de quoi s'ennuyer quand 3 heures par jour sont passées à rendre l'endroit éclatant de propreté! S'ajoutent quelques heures de travail à l'aéroport et divers entretiens d'embauche. L'heure n'est donc plus aux loisirs et au voyage, mais plutôt au travail et au sacrifice, à l'image du bâtiment dans lequel je passe mes nuits.
Il arrive que parfois, je m'échappe de ces murs pour sentir la chaleur du soleil qui ne cesse de briller et m'imprégner de l'euphorie estivale d'une ville en vacances. Un festival des arts de la rue vient juste de débuter et attire des artistes du monde entier. S'allonger dans l'herbe du parc, regarder l'acrobate, écouter le musicien, rire de l'humoriste tout en flairant l'odeur des crêpes... Le dur labeur mérite bien quelques récompenses simples et gratuites...
Un si long périple ne peut exclusivement se remplir de périodes fastes. Cependant, même pendant ces temps de restriction, l'esprit du voyageur reste en alerte. Rencontrer des gens de différents horizons, s'échanger des idées de destination ou plus souvent découvrir de nouvelles facettes de sa personne et chercher ses propres limites demeurent l'apport essentiel du voyage, le sens même du désir d'ailleurs.
Tel un saltimbanque marchant sur un fil, je suis une voyageuse cherchant l'équilibre entre mouvement et ralentissement, découvertes géographiques et économies d'argent , connaissance de soi et ouverture à l'autre, rythme monotone et aventure impromptue. C'est ainsi que je considère ce voyage, en espérant qu'une cadence vertueuse s'impose pendant les prochains mois de cette expédition aux antipodes.
Alors que l'homme est parti aux champs, je coule de "pénibles jours en prison"...
Il arrive que parfois, je m'échappe de ces murs pour sentir la chaleur du soleil qui ne cesse de briller et m'imprégner de l'euphorie estivale d'une ville en vacances. Un festival des arts de la rue vient juste de débuter et attire des artistes du monde entier. S'allonger dans l'herbe du parc, regarder l'acrobate, écouter le musicien, rire de l'humoriste tout en flairant l'odeur des crêpes... Le dur labeur mérite bien quelques récompenses simples et gratuites...
Un si long périple ne peut exclusivement se remplir de périodes fastes. Cependant, même pendant ces temps de restriction, l'esprit du voyageur reste en alerte. Rencontrer des gens de différents horizons, s'échanger des idées de destination ou plus souvent découvrir de nouvelles facettes de sa personne et chercher ses propres limites demeurent l'apport essentiel du voyage, le sens même du désir d'ailleurs.
Tel un saltimbanque marchant sur un fil, je suis une voyageuse cherchant l'équilibre entre mouvement et ralentissement, découvertes géographiques et économies d'argent , connaissance de soi et ouverture à l'autre, rythme monotone et aventure impromptue. C'est ainsi que je considère ce voyage, en espérant qu'une cadence vertueuse s'impose pendant les prochains mois de cette expédition aux antipodes.